mercredi 3 mars 2010

Quentin Mosimann

On n'imagine pas le pouvoir des peluches musicales. Du bout de la cordelette, les petites berceuses délivrent leur univers électrique. C'est la musique des marchands de rêves. Et Quentin Mosimann l'a bien compris. Très tôt, la musique lui est une seconde nature. A quatre ans, l'enfant réclame une batterie. A sept, ses parents lui offre un synthé. Alors évidemment, lorsque, à l’adolescence, il reçoit une magnifique sono flambant neuve, c’est tout un monde qui s’ouvre à lui. Dès le collège, il s’amuse à animer les soirées de Bogève, son village de Haute-Savoie... Avant de passer aux choses sérieuses.

Tout commence avec le Concours européen de la chanson française, à La Léchère en Savoie. Une première victoire l’incite à poursuivre l’aventure dans la ville de Valmorel, avec un jury professionnel cette fois. Et c’est un double succès, offrant l’occasion à Quentin d’enregistrer sa première maquette. Aussitôt, François Benheim, auteur-compositeur, est conquis par le talent du jeune novice. Il le prend sous son aile dans un seul but : l’aider à trouver le style musical qui lui convient vraiment.

Le jour, Quentin travaille sa technique. La nuit, il construit sa petite réputation de DJ – sous le nom de John Louly – dans une discothèque de Hyère (Savoie toujours). Jusqu'à ce que la Star Academy vienne lui changer la vie…

Souvenez-vous de cette trépidante finale 2008 opposant Mathieu, archi repêché par ses camarades, à Quentin, l'académicien original. Porté par son univers jazzy et électro, ce dernier est désigné vainqueur. Entre gloire et fortune, le jeune homme peut désormais sortir son premier single, une reprise du tube Cherchez le garçon de Taxi Girl en version swing et électro. L'artiste est une révélation pour les adeptes du dance floor qui se jettent sur son album "Duel" (2008), également composé de reprises des grands titres des années 80.

Copieur oui, imposteur certainement pas ! Quentin reçoit ainsi les honneurs des plus grands. Il chante en duo avec Peter Cincotti à l’Olympia, puis avec Paul Anka au Palais des Congrès de Paris. Surtout, c’est sur le plateau de la Star Ac’, son ancienne école, qu’il reçoit son premier disque d’or. Avec une musique qui repose sur des techniques de studio et des arrangements sophistiqués, ce nouveau geek se pose dans la droite ligne d’un David Guetta ou un Tocadisco. Alors, pour entrer dans la cour des grands, Quentin se lance enfin dans la composition de son premier album perso, "Exhibition" (2010). L’opus, victime du syndrome générationnel des amours sans lendemain, de la quête du prince charmant ou du besoin d’indépendance, trouve son public. Et dans le rôle du marchand de rêves, Quentin entend bien faire carrière!

Publié sur Allomusic.com

1 commentaire:

danielle a dit…

marchand de bonheur,c'estvrai,il ne triche pas ,copieur certainement pas!!!dommage qu'il soit boudé par les medias nationnaux,ce qui l'empeche de se faire connaitre par un plus large public mais bon ça arrivera ,car c'est la premiere fois que je suis admirative en écoutant un jeune chanteur(j'ai 66 ans!)autant son ier album que celui ci ,deux merveilles ,musique excellente et voix trés belle dans tous les registres.a coté du matracage fait autour de certains qui franchement !!!!!
ses tournées marchent trés bien ,autant les mixes ,que exhibition tour ,sur scene il est extraordinaire ,et cerise sur le gateau c'est un être humain d'exception !!!que la chance soit avec toi !!!